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Democracy in Junction - Current challenges and forward-looking strategies

Évènement, le 11 février, 2021

Modératrices : Volt SciencesPo, Silvia Panini et Elisa Camorani 

Invité.es : MEP Damian Boeselager et Prof. Christian Lequesne + Fabiola Conti

Volt Science-Po

Suite à la création de l’antenne de Volt à SciencesPo, un débat en ligne s’est tenu pour discuter des enjeux de la démocratie au sein de l’UE. en présence du professeur Christian Lequesne, de notre député européen Volt, Damian Boeselager, et de Fabiola Conti, responsable pour les régionales 2021 en Ile-de-France.

Selon Silvia Panini, une des trois membres créateurs de l’antenne Volt “l’objectif est de rassembler des étudiants et de comprendre comment la politique s’effectue. Nous pensons que la démocratie se construit à travers l’action des citoyens, de l’éducation et de la formation.” Le débat s’est articulé autour du sentiment grandissant que la démocratie était en danger, au sein des pays européens comme dans le monde entier.

La démocratie fait partie de l’ADN du projet de l’UE

Le professeur Lequesne a pu rappeler que la démocratie était un enjeu clé de la construction européenne, et que de nombreux modèles normatifs percevaient la citoyenneté comme une question davantage rattachée à la nationalité, quand la citoyenneté transnationale était un phénomène plutôt rare. De plus, si les conditions d’entrée au sein de l’UE sont régies de manière à ce que les Etats soient dans l’obligation de se conformer aux valeurs démocratiques européennes, certains pays membres de l’UE ne les respectent pas. Malgré la présence de l’article 7 du TUE pour sanctionner ces pays-ci, la mise en application reste difficile du fait de la règle d’unanimité. Les débats sur la démocratie au sein des Etats membres sont souvent des processus qui renvoient à la démocratie nationale au vu d’un sentiment selon lequel l’UE ne serait pas véritablement démocratique, et serait davantage technocratique. Il a par la suite affirmé que le problème qui se pose n’est finalement pas celui de la démocratie dans l’UE, sinon celui de l’identité, qui est importante pour renforcer le sentiment de cohésion parmi les citoyens.

Des solutions pratiques

Notre député au Parlement européen, Damian Boeselager, s’est ensuite exprimé quant à la fragilité de la démocratie, et aux solutions que Volt, en tant que parti paneuropéen, souhaite apporter pour renforcer la participation citoyenne au sein de l’UE : “Volt s’est construit sur la base de cette impression que quelque chose n’allait pas dans l’UE. Nous avons en effet depuis quelques années un sentiment constant de la fragilité de notre démocratie, et c’est ce qui nous pousse à agir au sein de Volt.” Il a ainsi souligné 2 aspects qui expliquent la fragilité de la démocratie : la résolution de problèmes au niveau national plutôt qu’au niveau européen, pour des enjeux qui devraient s’analyser de manière globale le manque de confiance croissant des citoyens envers les institutions, représentant un des facteurs qui font que la participation citoyenne et l’adhésion à un parti politique sont des phénomènes qui ne sont plus autant valorisés aujourd’hui En ce sens, Volt permet de présenter une nouvelle approche pour envisager la résolution d’enjeux politiques de manière globale, en réengageant les citoyens au sein de la politique. L’un des premiers aspects sur lequel nous travaillons au sein de Volt est celui de la réforme des institutions européennes. Aujourd’hui, notre démocratie est fragile car elle n’évolue pas suffisamment, même s’il est particulièrement difficile de faire évoluer le processus démocratique au sein de l’UE.

Fabiola Conti, responsable Ile-de-France pour les régionales 2021, s’est également exprimée sur les enjeux que posent le manque de participation citoyenne, au niveau européen, régional mais aussi municipal, compte tenu de sa participation à la liste des municipales pour Volt Paris en juin 2020. Elle est aussi revenue sur les moyens que Volt met en place pour favoriser la participation citoyenne : “A Volt, nous souhaitons présenter des listes de candidats qui représentent véritablement leurs idéaux, afin de placer le citoyen au cœur du processus décisionnel. L’idée est de partir des problèmes auxquels sont confrontés les citoyens pour construire ensemble nos mesures politiques.”

Cet évènement s’est poursuivi par le biais d’échanges avec les participants sous forme de questions-réponses, sur des sujets touchant à la démocratie mais aussi à la manière dont les jeunes peuvent s’impliquer en politique, dans une période où l’abstention électorale est en hausse considérable.