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Logement

3.000 € le mètre carré en 2000, 6.000 € en 2008 et 10.000 € en 2019 : les prix de l’immobilier explosent à Paris ! C’est également le cas des loyers.

Paris perd environ 11-12.000 habitants par an depuis 2011 (-0.5% par an alors que la France gagne 0.5% d’habitants par an). Et les appartements libérés ne sont pas occupés en résidence principale : pieds-à-terre et Airbnb.

Il faut permettre aux Parisiens de se loger à prix décent.

  1. Augmenter le parc de logements parisiens disponibles à l’occupation en résidence principale. Limiter le nombre de nuits autorisées en Airbnb à 90 par an dans tout Paris (et pas seulement dans les arrondissements centraux) pour revenir au principe de base d’Airbnb : des habitants qui s’absentent quelques temps et louent leur appartement pendant leur absence. Les locations de tourisme à plein temps seront autorisées uniquement aux rez-de-chaussée et premier étage et sous licence. Tout cela doit être assorti de contrôles drastiques et d'amendes dissuasives.
  1. Utiliser l'arme de la taxe foncière pour favoriser le retour d'un maximum de surfaces vers le marché de la résidence principale : instaurer une taxe foncière réduite pour tous les logements occupés à titre de résidence principale et beaucoup plus élevée pour les bureaux, les logements vacants, les résidences secondaires et les locations de tourisme.
  1. Développer une politique du logement social ambitieuse réorientée vers une vraie mixité sociale. Il faut prendre exemple sur Vienne en Autriche, où 62% des Viennois vivent dans un logement social. La Mairie doit exercer son droit de préemption lors des ventes d’appartements individuels de sorte à ce que le parc social et le parc privé se mélangent dans les mêmes lieux : fin du phénomène de ghetto. Il faut également ré-évaluer le respect des critères d’attribution de logements sociaux tous les ans et sur la base, non pas des revenus d’il y a deux ans, mais sur la base des revenus actuels (très facile depuis la mise en place du prélèvement à la source). Un logement social est par nature temporaire : si la situation de revenus du bénéficiaire s’améliore sensiblement, il doit se tourner vers le parc privé. 
  1. Effectuer un réel contrôle du respect de l’encadrement des loyers (au lieu de laisser le soin aux locataires d’engager des procédures, ce qu’ils n’ont ni les moyens ni le temps de faire). Un service de la Mairie de Paris dédié doit pouvoir être saisi à tout moment par les locataires dont les propriétaires ne respectent pas la loi.