Notre programme en détail

Vivre-ensemble

Beaucoup de nos concitoyens ressentent une baisse de la convivialité, comme si notre contrat social, nos règles de vivre-ensemble n’étaient plus respectées. Ils le ressentent dans leurs rapports entre eux, avec l’augmentation des incivilités, mais aussi dans leurs rapports avec les entreprises et les administrations. Digitalisation forcée, services clients robotisés, mesures appliquées sans discernement ni prise en compte des situations individuelles : le monde d’aujourd’hui devient hostile pour les humains. Les mouvements sociaux des dernières années ont un dénominateur commun : le besoin de respect.

Les Parisiens doivent se savoir pris en compte et écoutés, dans le respect et la bienveillance. La Mairie de Paris se doit de créer un environnement qui favorise cette écoute, ce respect et cette bienveillance.

  1. Des maisons de quartier pour une vie de quartier conviviale et accueillir les nouveaux Parisiens : Volt propose de créer et héberger dans des locaux municipaux des maisons de quartier associatives qui génèrent de la convivialité dans le quartier. Ces maisons de quartier auront pour but de favoriser l’échange et l’entraide, y compris dans l'accueil des nouveaux arrivants (aide dans les méandres administratifs français et découverte de la ville et du quartier).
  1. Une brigade civile présente partout et à l’écoute des citoyen·ne·s. La police municipale doit être au service de la collectivité. Elle doit être visible, nombreuse, présente dans nos rues. Son rôle est de faire respecter nos règles de vivre-ensemble mais aussi d’aider et de conseiller les citoyen·ne·s, de répondre à leurs questions, de les orienter, de prendre leurs signalements et de les remonter, un peu à la manière des Bobbies anglais et de la Brigade Verte de Périgueux. Nous proposons donc une brigade civile, non armée, en uniforme, avec des îlotiers affectés à un secteur donné, pour créer des liens avec la population, et une double mission de service public : accompagnement des citoyen·ne·s (orientation, conseil, renseignement, remontée des signalements de dysfonctionnements) et faire respecter nos règles de vivre-ensemble par la pédagogie et par la verbalisation (jets de mégots ou de déchets, non-respect des passages pour piétons, dégradation des espaces végétalisés, harcèlement de rue, etc.)
  1. Décourager les comportements inciviques :
  • Permettre aux citoyen·ne·s de porter plainte sur la base de photos et videos (utile pour les cas de non respect des pistes cyclables ou passages pour piétons) avec une prise de plainte facilitée (y compris par voie électronique, par exemple en étendant le champ d’application de l’appli Dans Ma Rue). Bien sûr, il n’est pas question ici d’automatiser les sanctions ! Le principe du contradictoire et le respect des droits de la défense est important pour Volt
  • Développer une grande campagne “C’est ma ville, j’en prends soin”, basée sur des affichages mais aussi en collaboration avec les forces de l’ordre, avec des campagnes de verbalisation ciblées par quartier, l’objectif étant de donner de bonnes habitudes à tou·te·s dans le respect de tou·te·s.
  • Rappeler que le code de la route s’applique à tous, y compris les scooters, vélos et trottinettes : affirmer et faire respecter un principe de base : PRIORITÉ PIÉTONS !
  1. Paris appartient aussi aux Francilien·ne·s ! Beaucoup de Francilien·ne·s travaillent à Paris. Elles et ils sont concerné·e·s par ce qui s’y passe autant que les personnes vivant à Paris (elles et ils passent même probablement plus de temps éveillé à Paris que dans leur ville !) mais ils n’ont pas le droit de vote et ne sont pas considérés comme des Parisien·ne·s.  Ces personnes doivent se sentir intégrées et avoir les mêmes droits et devoirs que les Parisien·ne·s. Nous proposons donc :
  • De faire pression au niveau régional et national pour effectivement intégrer les villes limitrophes dans Paris
  • De faire pression au niveau national pour modifier la loi sur les élections locales : ouvrir la possibilité de se présenter et de voter là où on travaille et pas seulement là où on réside
  • Casser l’effet barrière du périphérique, en le ré-aménageant là où c’est possible et en le couvrant partout ailleurs
  1. Les citoyen·nes ont le droit de choisir pour leur ville : partout dans notre projet, sur tous les sujets, nous proposons de donner une vraie voix aux citoyen·ne·s. Car lorsqu’on parle aménagement urbain, pistes cyclables, animations de rue, vie de quartier, etc., ce sont les personnes qui passent chaque jour par ces rues qui sont les mieux placées pour savoir ce qu’il faut faire ! Nous aimerions que ce principe de participation citoyenne soit appliqué pour le maximum de sujets, jusqu’au choix des musiciens du métro ou des artistes de street art chargés de décorer un mur ou une rame de métro. Prenons exemple sur Leipzig : deux fois par ans, ce sont les habitant·te·s de Leipzig qui votent pour sélectionner les artistes qui pourront égayer leur ville pendant les 6 prochains mois à l’issue d’un grand week-end où les artistes montrent leurs talents dans toute la ville
  1. Education au vivre-ensemble : Dans le cadre des activités après l’école, Volt propose de généraliser des cours de vivre-ensemble. Sous un format ludique, ces cours auront pour but de former nos enfants au respect d’autrui (égalité de genres, consentement, code de la rue, etc.).
  1. Halte au sexisme administratif. Il est temps de revisiter les procédures applicables au sein de l’administration française pour en expurger tout ce qui représente une discrimination à raison du genre. (Par exemple, voir votre nom apparaître en deuxième position dans la publication des bans même lorsque, dans l’ordre alphabétique, votre nom se place devant celui de votre futur époux ; Lorsque vous divorcez, s’apercevoir que votre espace impots.gouv commun revient automatiquement à votre ex-mari.) Nous avons des lois qui imposent à tou·te·s de respecter l’égalité des femmes et des hommes mais les exemples ci-dessus montrent que l’administration française elle-même ne les applique pas toujours. Commençons déjà par les appliquer à la Mairie de Paris !
  1. Un Paris accessible à tous.  S’assurer que les bâtiments publics soient facile d’accès (pour les handicaps physiques et cognitifs). Améliorer l’accès aux réseaux de bus pour les personnes à mobilité réduite. Verbalisation systématique du non respect des passages piétons pour permettre à tout le monde de traverser la rue. 
  1. Solidarité digitale : des référents digitaux dans chaque Mairie d’arrondissement, chargés d’accompagner les Parisiennes et les Parisiens dans leurs démarches en ligne (déclaration d’impôts, renouvellement de papiers d’identité, etc.). Un service d’accompagnement à l’accès à l’administration digitale, au nom de la solidarité digitale. Il ne s’agirait pas de faire les démarches à la place des citoyens ou de leur donner des conseils juridiques ou fiscaux, mais simplement de les accompagner dans la navigation sur les plateformes web des administrations.