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Volt Hauts-de-France : #lapolitiquepourlavenir

Agrandir les énergies renouvelables comme ossature d'énergie régionale

Pourquoi est-ce important ?

Tandis que la loi TECV parle d’une part d'énergies renouvelables de 32% à l’horizon 2030, les Hauts-de-France ont pour but de les doubler de 8% à 16% (hors éolien) pour rattraper l’écart vis-à-vis du niveau national de 16%. La région a produit 51,7 TWh d’électricité en 2019 - dont 67 % d'énergie nucléaire, 17 % de combustibles fossiles, 14 % d'énergie éolienne, 2 % de biogaz et moins de 1 % de centrales hydroélectriques et solaires. Étant donné que moins de 15% de la consommation d’énergie régionale sont “vertes” (22% en France) et que la part de combustibles fossiles est, avec 17%, bien supérieure au niveau national de 8%, l'un des leviers de réduction des émissions de gaz à effet de serre est la poursuite de l'adaptation du mix énergétique en faveur des énergies renouvelables. En passant de la production à la consommation, en 2019 la région a consommé 45,7 TWh d'électricité entre particuliers (16,1 TWh), les PME/PMI (15,6 TWh) et de la grande industrie (14,2 TWh). Pour atteindre l’objectif de baisser la consommation par 30% par rapport de 2012 d’ici 2030, les trois tiers ont besoin de réduire leur consommation par 3,21%, 5,84% et 5,39% chaque an. Enfin, entre 1990 et 2017 nous avons réduit nos émissions de 66,2 à 61,1 Mt éq. CO2 (soit une baisse de -9%). Pour atteindre l'objectif d'une baisse de maintenant 55% par rapport à 1990 -  soit 29,8 Mt éq. CO2 - d’ici 2030, il faut réduire l’usage d’énergie - responsable de 76% des émissions. Outre la méthanisation et la combustion des déchets, la région possède du vent et du soleil comme ressources renouvelables, donc il faut les utiliser pour atteindre ces objectifs nationaux.

Mais jusqu'en 2030, la région prévoit de ne plus ajouter de capacité éolienne en plus des 9,1 TWh disponibles aujourd'hui (coût d'investissement de 1,06 € par watt). L'énergie solaire (0,69€ par watt) devrait passer de 0,2 TWh à 1,778 TWh - avec 3,5 heures d'ensoleillement dans la région, cela représente un investissement d'environ 1 milliard d'euros. Cependant, le biogaz (4,5 € par watt) devrait passer de 1 TWh à 9,053 TWh . En théorie, cela porterait la part globale de la région dans la production des renouvelables à 18 TWh, soit 35 %, et répondrait aux besoins de l'accord de Paris, mais nous n'aurons pas suffisamment de déchets pour y parvenir. Les dépôts en 2030 devraient être de 132 Mt ou 11,7 Mt pour la région (9% de la population nationale) - soit environ la moitié des 21Mt nécessaires pour produire les 9,053 TWh prévus. Un investissement beaucoup plus substantiel, d'au moins 5 milliards d'euros, serait également nécessaire, conformément aux calculs de coûts de LOCE, qui montrent que la création d'énergie à partir du biogaz (166 euros/MWh) est beaucoup plus coûteuse que l'énergie éolienne (55 euros/MWh) et solaire (77 euros/MWh). Le marché du biogaz est encore en évolution et peut être un facteur pour équilibrer la production des centrales éoliennes et solaires - mais pas en se fiant à des hypothèses irréalistes et en sacrifiant des sources d'énergie plus économiques pour des raisons non économiques.

Que proposons-nous ?

  • Investir dans les capacités de notre réseau d'électricité régionale d’intégrer davantage de producteurs, consommateurs et fédérateurs - y compris les infrastructures de stockage d’électricité pour balancer les temps de l'offre et la demande et les circuits locaux ;
  • Établir l'énergie photovoltaïque a un niveau équivalent des éoliennes dans le territoire notamment en investissant dans les installations mobiles, pour les utiliser sur les terres agricoles ;
  • Arrêter le projet d'installation de parc éolien en mer à Dunkerque directement dans un site Natura 2000 et un couloir de migration des oiseaux, qui réduit également l'accessibilité du port d'Ostende en Belgique - les sites appropriés devraient être déterminés dans le cadre de l'élaboration d'un plan d'aménagement de l'espace marin ;

Peut-on estimer le coût ?

Avec un coût estimatif par Watt (4,5€ pour le biogaz, 0,69€ pour le solaire, 1,06€ pour l'éolien), la capacité de 18 TWh prévue actuellement par la région en 2030 nécessiterait des investissements d'environ 5B€ pour le biogaz et 1B€ pour le solaire. Comme le budget régional ne mentionne aucun investissement dans les énergies renouvelables et que le programme FRATRI pour des études est la seule initiative régionale, il est supposé que le besoin d'investissement n'affectera pas le budget de la région et que l'initiative privée soutenue par l'État (tarifs de rachat) et le financement de l'UE (prêts) seront les moteurs principaux de l'investissement.

Mais comme les dépôts de déchets disponibles limiteront la production de biogaz à environ 4,5 TWh au lieu des 9 TWh prévus en 2030, il faut compenser cet écart par l'énergie éolienne et solaire.

Installer des éoliennes dans le département du Nord

La région compte 4659 éoliennes, soit environ 95 % en dehors du département du Nord, qui représente 18 % de la surface de la région. L'ajout de 20 % de capacité sur 10 ans, dont la plupart situés dans le Nord, signifierait 1164 turbines supplémentaires (capacité de 2 MW) ou 2328 MW. L'investissement serait d'environ 2,5 milliards d'euros pour une production estimée à 10,92 TWh.

Établir le photovoltaïque à un niveau similaire à celui de l'énergie éolienne

Afin de passer l'énergie solaire à l'équivalent de l'énergie éolienne actuelle de 9,1 TWh, il faudrait un investissement d'environ 6 milliards d'euros. Cela représenterait environ 29 millions de panneaux (300W, 1.6 m*0.9 m), soit l'équivalent de 4160ha ou 0,2% de la surface agricole de la région.

Le scénario ci-dessus porterait la part des énergies renouvelables à 24,5 TWh en 2030 (pour une part de renouvelables de 45 %). L'investissement estimé à 11 milliards d'euros sur 10 ans nécessiterait un investissement privé de 1 milliard d'euros par an, dont jusqu'à 75 % seraient financés par l'UE.

Investir dans la capacité du réseau

Pour le développement du réseau, un groupe de travail similaire à l'initiative Open Network au Royaume-Uni, qui mène des projets pour analyser et piloter l'évolution de notre réseau électrique. Le groupe devrait élaborer les exigences relatives aux futurs réseaux intelligents et aux projections en temps réel de l'offre et de la demande. Il devrait établir un registre public régional des fournisseurs de capacité énergétique et analyser comment rendre possible un système d'exploitation du réseau de distribution (DSO) dans la région des Hauts-de-France. Le groupe devrait faire partie du centre de compétence sur les énergies renouvelables. Une partie du financement devrait être acquise par le biais des différents fonds de R&D de l'UE consacrés aux réseaux électriques intelligents. Le budget estimé, y compris deux personnes, est de 500 000 €/an.

Cesser de soutenir le parc éolien offshore de Dunkerque

Aucun coût n'est prévu cette mesure.

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(icônes par IconMark hafiudin, counloucon, Wind Turbine par Rockicon du Noun Project, photo par Nazrin B-va sur Unsplash)