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Volt Hauts-de-France : #lapolitiquepourlavenir

Agrandir les énergies renouvelables comme ossature d'énergie régionale

(mis à jour le 07.07.2021)

Pourquoi est-ce important ?

Le PPE 2019-2028 définit le plan du gouvernement pour progresser vers les objectifs définis dans l'Accord de Paris et assurer la transition de notre société et de notre économie vers la neutralité carbone. En matière de la diversité du mix énergétique, l'objectif est de doubler les capacités renouvelables de 2017 d'ici 2028 pour permettre de réduire la dépendance d'énergie nucléaire tout en réduisant la consommation globale d'énergie. Il appartient à la région de définir et de coordonner la mise en œuvre des mesures concrètes.

Production d'énergie

La région a produit 51,7 TWh d’électricité en 2019 - dont 67 % d'énergie nucléaire, 17 % de combustibles fossiles, 14 % d'énergie éolienne, 2 % de biogaz et moins de 1 % de centrales hydroélectriques et solaires. Étant donné que moins de 15% de la consommation d’énergie régionale sont “vertes” (22% en France) et que la part de combustibles fossiles est, avec 17%, bien supérieure au niveau national de 8%, l'un des leviers de réduction des émissions de gaz à effet de serre est en effet la poursuite de l'adaptation du mix énergétique en faveur des énergies renouvelables.

Mais tandis que le S3REnR (les schémas régionaux de raccordement au réseau des énergies renouvelables) parle d'une partie renouvelable dans le mix d'énergie de 40% d'ici 2030, les Hauts-de-France déclaré de n'est que doubler les renouvelables de 8% aujourd'hui à 16% d'ici 2030 (hormis éolien) pour rattraper l’écart vis-à-vis du niveau national qu'est déjà à 16%.

Consommation d'énergie

En passant de la production à la consommation, en 2019 la région a consommé 45,7 TWh d'électricité entre particuliers (16,1 TWh), les PME/PMI (15,6 TWh) et de la grande industrie (14,2 TWh) avec l’objectif de baisser la consommation par 35% par rapport de 2012 d’ici 2030.

Les émissions

Enfin, entre 1990 et 2017 nous avons réduit nos émissions de 66,2 à 61,1 Mt éq. CO2 (soit une baisse de -9%). Pour atteindre l'objectif d'une baisse de maintenant -  soit - d’ici 2030, il faut réduire l’usage d’énergie - responsable de 76% des émissions. Outre la méthanisation et la combustion des déchets, la région possède du vent et du soleil comme ressources renouvelables, donc il faut les utiliser pour atteindre ces objectifs nationaux.

Entre 1990 et 2017, nous avons réduit les émissions de 66,2 à 61,1 Mt éq. CO2 (millions de tonnes d'équivalent CO2), soit une diminution de 9%. Jusqu'en 2030, l'objectif est de réduire les émissions de 55% par rapport à 1990, soit 29,8 Mt éq. CO2. Il nous a fallu 27 ans pour réduire nos émissions par 5,1 MT éq. CO2. Il nous reste 9 ans pour réduire encore 31,1 MT éq CO2.

Que fait la région ?

Selon les objectifs du SRADDET (p227), la production d'énergie dans la région sera fortement orientée vers le biogaz.

L'énergie éolienne restera à 7 824 GWh et aucun investissement n'est prévu avant 2031, tandis que l'énergie solaire devrait passer de 459 à 2793 GWh. En revanche, le biogaz devrait passer de 1 593 GWh à 9053 GWh. Bien que cela permette en théorie de porter la part globale de la production d'énergie renouvelable de la région à 18 TWh, soit 35 %, et de répondre aux besoins de l'Accord de Paris, nous n'aurons pas assez de déchets pour y parvenir. Les dépôts en 2030 devraient être de 132Mt ou 11,7Mt pour la région (basé sur 9% de la population nationale) - seulement environ la moitié des 21Mt nécessaires pour produire les 9,053 TWh prévus.

Selon les calculs de coûts du LOCE, la création d'énergie à partir de biogaz (166€/Mwh) est beaucoup plus chère que l'éolien (55€) et le solaire (77€). Le marché du biogaz est toujours en évolution et peut être un facteur d'équilibrage de la production des centrales éoliennes et solaires - mais pas sur la base d'hypothèses irréalistes et en sacrifiant des sources d'énergie plus économiques pour des raisons non économiques.

Que proposons-nous ?

  • Soutenir la rechercher dans les capacités de notre réseau d'électricité comment intégrer davantage de producteurs, consommateurs et fédérateurs - y compris les infrastructures de stockage d’électricité pour à terme balancer les temps de l'offre et la demande et les circuits locaux ;
  • Identifier le potentiel et la saturation de l'énergie éolienne dans les cinq départements et promouvoir une installation plus équilibrée des éoliennes dans l'ensemble du territoire (vue de la quasi-absence des éoliennes dans le département du Nord) en privilégeant notamment l’installation dans les terrains déjà artificialisés ou industriels et en mer ;
  • Définir et financer une stratégie à long terme pour établir l'énergie photovoltaïque a un niveau équivalent des éoliennes dans le territoire notamment en investissant dans les installations mobiles et sur les toits, pour les utiliser sur les terres agricoles ;
  • Trouver de meilleurs sites pour l'énergie éolienne en mer qu'à Dunkerque qu'est situé dans un site Natura 2000 et un couloir de migration des oiseaux et qui réduit également l'accessibilité du port d'Ostende en Belgique - les sites appropriés devraient être déterminés dans le cadre de l'élaboration d'un plan d'aménagement de l'espace marin ;

Peut-on estimer le coût ?

Comme le budget régional ne mentionne aucun investissement dans les énergies renouvelables et que le programme FRATRI pour des études est la seule initiative régionale, il est supposé que le besoin d'investissement n'affectera pas le budget de la région et que l'initiative privée soutenue par l'État (tarifs de rachat) et le financement de l'UE (prêts) seront les moteurs principaux de l'investissement.

Mais comme la production de biogaz prévue de 9 TWh en 2030 n'est pas réaliste, la région devrait fournir des incitations pour un mix plus équilibré et plus robut des énergies renouvelables.

L'installation plus équilibrée des éoliennes

La région compte envrion 4500 éoliennes (2020), soit environ 95 % en dehors du département du Nord, qui représente 18 % de la surface de la région. L'ajout de 20 % de capacité sur 10 ans signifierait 1164 turbines supplémentaires (capacité de 2 MW) ou 2328 MW. L'investissement serait d'environ 2,5 milliards d'euros pour une production estimée à 10,92 TWh.

Sur une période de 10 ans, nous aimerions mettre en place un programme de 25 millions d'euros par an, dont la moitié serait consacrée au soutien de projets d'installations terrestres dans des zones qui ne sont pas encore saturées et l'autre moitié serait utilisée pour les primes "IMBY" (dans ma cour) accordées aux communes prêtes à installer des turbines sur des terrains déjà artificialisés.

Établir une stratégie de photovoltaïque

Afin de passer l'énergie solaire à l'équivalent de l'énergie éolienne actuelle de 9,1 TWh, il faudrait un investissement d'environ 6 milliards d'euros. Cela représenterait environ 29 millions de panneaux (300W, 1.6 m*0.9 m), soit l'équivalent de 4160ha ou 0,2% de la surface agricole de la région.

La stratégie devrait être axée sur des surfaces solaires à usage multiple plutôt que sur l'occupation de terrains qui pourraient être utilisés autrement. Nous prévoyons d'investir 2,5 millions d'euros par an dans la recherche de prototypes de panneaux solaires mobiles ou déplaçables pour l'agriculture ainsi que pour les installations sur les toits. En outre, nous souhaitons réserver un budget annuel de 30 millions d'euros pour soutenir les associations privées et les projets agricoles visant à couvrir de grandes toitures existantes avec des panneaux solaires.

Investir dans la recherche sur la capacité du réseau

Pour le développement du réseau, un groupe de travail sera crée similaire à l'instar d'Open Network au Royaume-Uni, qui mène des projets pour analyser et piloter l'évolution de notre réseau électrique. Le groupe devrait effectuer des recherches en collaboration avec les fournisseurs d'énergie sur les futurs réseaux intelligents et aux projections en temps réel de l'offre et de la demande. Le groupe devrait faire partie du centre de compétence sur les énergies renouvelables. Une partie du financement devrait être acquise par le biais des différents fonds de R&D de l'UE consacrés aux réseaux électriques intelligents. Le budget estimé, y compris deux personnes, est de 500 000 €/an.

Trouver les sites pour les éoliennes en mer

Détaillé sur le plan d'aménagement d'espace maritime.

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Sources

(icônes par IconMark hafiudin, counloucon, Wind Turbine par Rockicon du Noun Project, photo par Nazrin B-va sur Unsplash)