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Mettons un prix sur le fret routier !

Volt Hauts-de-France : #lapolitiquepourlavenir

Inciter l'utilisation du train afin de réduire la pollution de l'air et les congestions du trafic routier

Pourquoi est-ce important ?

Les Hauts de France est dans le coeur de corridor “Mer du Nord - Méditerranée” donc le réseau routier est un colon vertébrale pour le trafic de fret en transit avec des effets significatifs sur la pollution d’air, des émissions de CO2 et de la congestion du réseau routier. Avec un réseau ferroviaire parmi les plus denses de France et 1380 km de canaux navigables - sans compter le Canal Seine Nord Europe (CSNE) - la région continue de transporter 80% des marchandises par la route (contre 87% au niveau national - une des pires valeurs en Europe). Si la multimodalité n'est pas seulement un terme de marketing, la région doit inciter à faire passer les marchandises de la route au rail et au fleuve et prévoir une capacité suffisante pour que les trains soient utilisés plutôt que la voiture.

Que proposons-nous ?

  • Déclarer la région comme zone à faibles émissions et prélever une péage d'éco-compensation en fonction des essieux et de la classe d'émission EURO chaque fois qu'un camion entre dans la région pour financer la construction d'infrastructures ferroviaires pour le fret comme en Suisse ;
  • Soutenir la conversion des trains TER vers la multimodalité pour les passagers, leurs vélos et pour le fret en concertations avec le plan “Ensemble pour le fret de SNCF” et aider les municipalités pour adapter les gares afin de traiter l'expédition des marchandises pour les livraisons locales ;
  • Évaluer l'introduction d'un péage autoroutier pour toutes les autoroutes de la région et utiliser les fonds recueillis pour financer la gratuité de TER ;

Peut-on estimer le coût ?

Imposer une éco-taxe aux camions qui entrent dans la région

Selon le SRADDET, 14 % du trafic (14 000 camions) traversent la région chaque jour sur l'A1 et 47 % du trafic sur l'A16, soit 85 000 véhicules, sont des camions. En Suisse, un péage basé sur le poids, la distance parcourue et la classe d'émission a été prélevé sur les camions en 2001 afin de faciliter le passage au ferroviaire. Nous aimerions mettre en place un système similaire qui devrait rendre le transport de transit sur la CSNE et par des installations ferroviaires/RoRo plus intéressant pour les longs trajets en décourageant la conduite dans la région. Pour une estimation, nous supposons que le trafic sur l'A1 et l'A25 s'élève à 50 000 camions par jour. Avec une moyenne de 20 tonnes par camion et une distance moyenne de 100 km par transit ainsi qu'une classe d'émission Euro III, le prix du transit suisse par camion serait de 124 CHF ou 115 €. En supposant que 50 % des camions traversent la région et que 50 % d'entre eux passent au transport ferroviaire ou fluvial, la région collecte en théorie environ 500 millions d'euros par an.

Rendre les trains TER multimodaux pour qu'ils puissent transporter du fret

Il y a 1230 trains en service par jour dans la région des Hauts-de-France, soit 200 000 itinéraires. La région a investi 1200M€ depuis 2002 soit 66 millions d'euros par an pour l'achat de nouveaux trains. Nous souhaitons étudier dans quelle mesure il est possible de transformer facilement la flotte de trains existante en trains multimodaux (utilisation pour les passagers et le fret). Pour une étude de la multimodalité des trains et des besoins d'adaptation des gares, nous prévoyons un budget de 500 000 euros par an. Lors de l'achat de nouveaux trains, nous devrions examiner si un financement est possible dans le cadre du "Green Deal" de l'UE et nous assurer que tout nouveau train commandé sera multimodal. Il faudrait également analyser les possibilités d'adapter les trains existants à la multimodalité. Si le transport de passagers sur le TER serait gratuit, le transport de marchandises devrait également être utilisé pour subventionner la gratuité du transport de passagers.

Évaluer les péages autoroutiers dans le département du Nord

Avec la mise en place du TER gratuit, nous envisageons d'introduire des péages routiers sur les autoroutes gratuites restantes du département du Nord. L'A1, l'A25 et l'A16 sont libres d'utilisation et gérées par la DIR Nord, tandis que le reste de l'infrastructure routière fait l'objet d'une concession accordée à la SANEF. Ils sont apparemment libres car il n'y a pas de route nationale alternative, bien que les N32 et N8 belges puissent être considérées comme une alternative. Nous aimerions évaluer différents modèles pour introduire un péage routier sur ces routes, si possible en liaison avec une faisabilité d'extension prévue de deux à trois voies de A25 et si cela sera encore nécessaire avec le transfert modal du trafic de passagers et de marchandises vers le rail et le fleuve. Nous prévoyons de consacrer 250 000 euros par an à l'étude et à l'élaboration d'un plan pour l'introduction d'un péage autoroutier.

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Pour aller plus loin

(Truck par ATOM, toll par Misbahul Munir sur le Noun Project Photo sur Wikimedia par veikk0.ma sous Creative Commons Attribution 2.0 Generic license)