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Protégeons notre littoral !

Volt Hauts-de-France : #lapolitiquepourlavenir

Appliquer les politiques qui assurent que la protection des littoraux est assurée dans des mesures équivalentes à celles des pays voisins de l'UE

(mis à jour le 11.07.2021)

Pourquoi est-ce important ?

Le changement climatique expose la région littorale à trois principaux types d'impacts : les inondations pendant les tempêtes, l'érosion côtière et la détérioration ou la perte d'écosystèmes naturels, y compris les zones humides. La France a élaboré un plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC), dont la dernière mise à jour date de 2018. Toutefois, ce plan ne donne pas de mesures concrètes pour protéger les côtes et responsabilise les régions. Cependant, les Hauts-de-France ne dispose pas d'un programme d'aménagement du territoire marin (seuls quatre SMVV - schémas de mise en valeur de la mer - ont été approuvés en France après des décennies de planification), et le SRADDET ne prévoit pas non plus de mesures substantielles sur la manière dont les côtes doivent être protégées. En comparaison avec la Belgique, dont les régions sont seules responsables et disposent de mesures complètes de protection contre les tempêtes avec une période de retour de 1000 ans et une élévation du niveau de la mer de 60 cm, la région des Hauts-de-France semble mal préparée. Pire encore, la protection du littoral est entre les mains des municipalités et des privés, les coûts d'investissement et d'entretien étant à la charge des propriétaires privés et des autorités locales. Alors que la Belgique investit 20 millions d'euros par an pour protéger 98 km de côtes, la France dépense 27 millions d'euros pour 3427 km de côtes. La question n'est pas de savoir si nos côtes seront touchées par le changement climatique, mais quand et dans quelle mesure cela affecte nos moyens de subsistance. Le littoral des Hauts-de-France, peut-il résister à une onde de tempête de 1000 ans ? Les ports et les sites industriels tels que Gravelines, déploient-ils des mesures d'atténuation du changement climatique de manière suffisante et coordonnée avec leurs communes respectives ?

Que proposons-nous ?

  • Mettre en œuvre un programme d'aménagement de l'espace marin similaire à celui d'autres pays comme la Belgique au niveau régional, qui définit des zones à protéger et des zones d'activité économique (comme les parcs éoliens) en tenant compte de la législation européenne (par exemple Natura 2000) et du zonage maritime de nos régions voisines ;
  • Mettre en place une loi qui impose que le littoral des Hauts-de-France soit protégé et capable de résister à des tempêtes avec des périodes de retour de 1000 ans et une élévation du niveau de la mer de 60 cm jusqu'en 2100 ;
  • Appliquer ces normes aux polices d'assurance et exiger que les catastrophes causées par l'homme soient couvertes par les assureurs - y compris les effets du changement climatique ;
  • Élaborer un plan régional de protection du littoral en coopération avec les municipalités et les propriétaires fonciers pour le prochain CPER pour protéger les 190 km de littoral de la région des Hauts-de-France -, y compris des exigences de financement et l’utilisation de fonds Barnier ;
  • En attendant la mise en place d'un plan, fournir un financement au Conservatoire du Littoral pour accélérer les achats de terrains et les mesures de protection le long du littoral des hauts de-France ;
  • Veiller à ce que les mesures de sécurité des installations nucléaires de Gravelines tiennent compte à la fois des effets du changement climatique et des conditions extrêmes ;

Peut-on estimer le coût ?

Créer un programme d'aménagement de l'espace marin

Les programmes d'aménagement de l'espace marin rassemblent l'énergie, l'industrie, le gouvernement, la conservation et les loisirs pour prendre des décisions concertées sur la manière d'utiliser les ressources marines de façon durable. En regardant le parc éolien offshore prévu à Dunkerque, notre région bénéficierait d'une approche incluant toutes les parties prenantes. Pour l'élaboration et le suivi éventuel d'un tel plan, nous prévoyons un budget de 5 millions d'euros par an.

Définir une loi pour la protection du littoral

Cette mesure n'a pas de coût direct.

Exiger que le changement climatique soit couvert par les assureurs

Cette mesure n'a pas de coût direct.

Élaborer un plan de protection du littoral

Pour la concertation avec les parties prenantes et l'élaboration d'un plan dans un délai d'un à deux ans, qui décrit les infrastructures clés à protéger ainsi que les mesures à mettre en œuvre le long du littoral et les sources de financement potentielles, nous prévoyons un budget de 10 millions d'euros / an. En Belgique, le coût annuel de la protection du littoral de 98 km est d'environ 18 millions d'euros, avec des investissements en infrastructures de 90 millions d'euros. Pour une estimation approximative de la protection des frontières, nous pouvons donc supposer des charges annuelles d'environ 35 millions d'euros et des investissements d'infrastructure uniques d'environ 180 millions d'euros.

Soutenir le Conservatoire du Littoral

Sur le budget annuel de 55 millions d'euros fourni par l'Etat du Conservatoire, 50% sont utilisés pour l'acquisition de foncier - insuffisant selon le Cours de Compte qui estime qu'un doublement du montant est nécessaire pour atteindre les objectifs de 2050. La France compte 3,427 km de côtes, les Hauts-de-France 190 km. Le doublement du budget du Conservatoire pour notre région (~6% du littoral national) signifierait donc un budget annuel de 3,3 millions d'euros.

Valider les mesures de sécurité à Gravelines

Mettre en place une commission chargée de veiller à ce que les mesures de sécurité des infrastructures telles que Gravelines soient suffisantes, selon les normes définies par la région, pour protéger contre le changement climatique. Nous prévoyons un budget de 200.000€ / an, personnel compris.

Comment puis-je vous aider ?

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Sources

(Marina par ProSymbols de Noun Project, Photo par Geoffroy Hauwen sur Unsplash)