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Volt Hauts-de-France : #lapolitiquepourlavenir

Veiller à ce que les programmes d’insertion mettent l'accent sur sur les compétences de base et l'employabilité internationale

(mis à jour le 08.07.2021)

Pourquoi est-ce important ?

Une étude de l'OCDE en 2018 sur la mobilité sociale a montré qu'il fallait 6 générations en France pour passer d'un revenu faible à la médiane, soit beaucoup plus que la moyenne de l'OCDE (4,5 générations) et loin derrière les pays scandinaves (2 générations). L'étude a identifié un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée, la limitation des inégalités, la disponibilité des services de garde d'enfants, la prévention du décrochage scolaire, l'égalité des chances, l'atténuation des effets des événements négatifs de la vie ainsi que des politiques actives du marché du travail et de nouvelles formes d'emploi comme leviers principaux pour accroître la mobilité sociale. Si l'on considère que 84 000 jeunes adultes âgés de 15 à 24 ans dans la région n'ont pas de diplôme et que seulement 32 % d'entre eux sont employés - contre 65 % de titulaires d'un baccalauréat et 85 % de titulaires d'un diplôme, il est évident qu'il est primordial de faciliter l'éducation et la formation. La région se caractérise aussi par un manque d'ambition académique et la faible mobilité sociale, avec actuellement 180 000 NEET (“Not in Education, Employment or Training”) parmi ses 586 000 chômeurs - un nombre qui ne fera qu'augmenter dans un avenir proche, avec les effets économiques à long terme de Covid qui ne se sont pas encore matérialisés. Comme de nombreuses régions d'Europe manquent de candidats à l'emploi (par exemple l'Allemagne avec 60.000 postes de formation ouverts), notre région devrait également regarder au-delà de nos frontières et aider nos étudiants à se préparer à trouver éventuellement un emploi à l'étranger.

Que proposons-nous ?

  • Créer un programme d'acquisition des compétences de base, qui tente de combler les lacunes en matière d'éducation et de préparer les participants à suivre ensuite une formation professionnelle ;
  • Mettre en place un programme visant à aider les jeunes demandeurs d'emploi à apprendre une langue étrangère jusqu'au niveau B1 et créer ou soutenir une organisation régionale pour permettre à tout étudiant qui atteint ce niveau de participer à un projet européen pour la jeunesse à l'étranger en fournissant le soutien financier nécessaire en complément des fonds européens disponibles pour que les étudiants défavorisés puissent y participer ;
  • Mettre en place un réseau avec les agences de l'emploi étrangères dans les régions à fort taux d'emploi (par exemple la Flandre ou la Bavière) afin d'établir un dialogue sur les emplois en sous-effectif tout en recrutant des entreprises à la recherche de candidats ayant des compétences linguistiques et scolaires suffisantes ;
  • Lancer une enquête annuelle "Ton avenir ! La région est à l'écoute" afin de trouver les compétences et intérêts professionnels des jeunes adultes de 15 à 24 ans, les obstacles qu'ils rencontrent et le type d'aide dont ils auraient besoin ;
  • Adapter les programmes de formations régionales à la réalité de Covid et assurer la transition des domaines d'intérêt existant les plus touchés (comme l'hôtellerie, la restauration) vers les besoins des industries émergentes ;

Peut-on estimer le coût ?

Programme des competences de base

Si la région dépense en moyenne 7000€ par formation par personne et par an, un programme de compétences de base qui vise à accompagner 5000 jeunes adultes vers l'employabilité devrait également être de l'ordre de 35 millions d'euros par an.

Aider à apprendre les langues

Des cours de langues dans les principales langues européennes devraient déjà être proposés par les prestataires de formation régionaux. Nous souhaitons assurer ces possibilités à toute personne non couverte par un financement régional ou le CPF et mettre en place un programme qui offre l'équivalent d'une année de formation dans une langue étrangère (400h ~ 4500€) suivie d'un séjour d'échange ERASMUS+ Jeunesse à l'étranger (5-21 jours) ou d'un cours intensif équivalent pour adultes (~1500€). Le budget de 6000€ par an se situe au même niveau que les formations dispensées par la région. Nous prévoyons d'allouer 6 millions d'euros la première année et d'étendre ou d'adapter le programme par la suite en fonction de l'expérience acquise.

Liaison avec les agences de l'emploi d’UE

500.000€ / an sont prévus pour construire le réseau professionnel et technique avec les agences pour l'emploi à l'étranger.

Écouter les jeunes travailleurs

Nous prévoyons d'organiser à la fois une enquête annuelle en ligne et des entretiens. Les entretiens avec un panel de 300 personnes devraient coûter environ 150 000 €. Un autre budget de 50.000 € est prévu pour le panel en ligne et 50.000 € pour l'analyse des résultats. Au total, 250 000 € / an devraient être prévus au budget.

Adapter les formations au Covid

Le retour d'information recueilli grâce à d'autres mesures devrait permettre de remplacer les formations moins adaptées pendant une pandémie par des programmes pertinents. Nous prévoyons un budget de 1 million d'euros par an pour développer deux nouveaux programmes de formation en format MOOC en collaboration avec les établissements d'enseignement et les prestataires de formation et maintenir une offre de formation qui s'adapte à une situation économique changeante.

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Source

(international par Adrien Coquet du Noun Project, Photo par Christian Lue sur Unsplash)