Il est grand temps d'interdire les « thérapies de conversion » !

Égalité LGBTQIA+

Paris, le 03 mai 2021. Alors que le phénomène des « thérapies de conversion » importé des Etats-Unis progresse en France et en Europe, il n'est toujours pas interdit par la loi française. Une proposition de loi a été déposée sur le sujet en 2020 mais n'a pas à ce jour été inscrite à l'ordre du jour. Les artistes Hoshi, Marie Papillon et Eddy de Pretto ont appelé les député·e·s à voter cette interdiction. Volt souhaite s'associer à leur appel dans cette prise de position.

Volt défend la dignité et l'égalité de chaque personne quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre. En cela notre mouvement combat toute forme de discrimination ou de violence contre les personnes LGBTQIA+ et promeut au contraire l'inclusion, le soutien à ces personnes dans les défis qui leur sont propres et l'ensemble des mesures permettant une égalité en droit et en pratique.

C'est pourquoi nous sommes très préoccupé·e·s de voir le développement en France et dans toute l'Europe du phénomène des « thérapies de conversion » qui prétendent transformer l'orientation sexuelle et/ou l'identité de genre de personnes LGBTQIA+. Ces pratiques ne reposent sur aucun fondement scientifique et ont pour seul projet de perpétuer des conceptions passéistes et profondément discriminatoires. Elles reposent sur la croyance erronée que le fait d'être lesbienne, gay, bisexuel·le, transgenre, intersexe, queer ou asexuel·le est une maladie dont on peut en être guéri.

Ces « thérapies de conversion » sont en outre profondément dangereuses pour les personnes auxquelles elles s'adressent, qui sont souvent des jeunes en pleine construction personnelle. Elles peuvent conduire à la dépression, à l'anxiété, à la consommation de drogues ou au suicide.

Volt appelle donc à l'interdiction totale des « thérapies de conversion », en France, et dans toute l'Europe, ainsi qu'à l'interdiction de toute forme de publicité des « thérapies de conversion ». Ces interdictions sont fondamentales et urgentes pour réaffirmer le droit de chacune et chacun de vivre son orientation sexuelle et son identité de genre en toute liberté.

En France, une proposition de loi interdisant les « thérapies de conversion » a été déposée par la députée Laurence Vanceunebrock (députée de LaREM) en juin 2020. Cependant, son texte n'a toujours pas été examiné par l'Assemblée nationale. Alors que le Parlement européen s’est exprimé contre les thérapies de conversion, les parlementaires françai·e·s doivent maintenant légiférer contre ces pratiques. Volt rejoint donc l'appel lancé par Hoshi, Marie Papillon et Eddy de Pretto et demande aux député·e·s du groupe LaREM d'inscrire sans délai cette proposition de loi à l'ordre du jour afin que les « thérapies de conversion » soient définitivement interdites.

par Vincent Baissat-Szlingier et Anne Chamayou